L’Arménie dément avoir reçu une proposition italienne pour accueillir un centre de rétention de migrants financé par l’UE

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Le ministère arménien des Affaires étrangères a déclaré qu’Erevan n’avait jamais été approché concernant l’accueil d’un centre financé par l’Union européenne pour les migrants en attente d’expulsion. Cette mise au point intervient après que les médias italiens ont cité l’Arménie parmi les 11 pays potentiels pour abriter de tels centres, dans le cadre d’un plan présenté mardi par le ministre de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, à ses homologues de l’UE.

« Nous n’avons pas reçu une telle proposition, et aucune question de ce type n’a été discutée avec nous », a affirmé la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ani Badalian, à l’agence Armenpress. Interrogée mardi par le service arménien de RFE/RL pour savoir si Rome avait abordé le sujet avec Erevan, la porte-parole a indiqué que le ministère des Affaires étrangères d’Arménie n’était pas au courant de cette information et a refusé de faire d’autres commentaires.

Lundi, Euronews avait rapporté que l’Italie souhaite que l’UE construise des centres de retour pour les migrants entrant clandestinement sur le territoire de l’Union, en plaçant l’Arménie sur une liste préliminaire de sites possibles. Cette liste comprenait le Ghana, le Sénégal, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, l’Égypte, l’Ouganda, l’Éthiopie, l’Ouzbékistan, l’Arménie et le Monténégro. Le Corriere della Sera, le plus grand quotidien italien, a publié la même liste en y ajoutant le Rwanda.

Ni Euronews ni le Corriere della Sera n’ont cependant affirmé que Rome avait sollicité Erevan. La proposition s’adresse à l’UE, et l’Arménie n’y figure qu’en tant que nom sur une liste interne de candidats.

Aucun des pays de la liste n’a d’ailleurs accepté d’accueillir quoi que ce soit, et ni Bruxelles ni Rome n’ont confirmé la présence de l’Arménie sur celle-ci. L’Ouganda reste l’option que Rome considère comme la plus concrète, l’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas étant déjà intéressés par des projets dans ce pays. De plus, l’Arménie n’est ni un pays d’origine ni un pays de transit sur les routes migratoires ciblées par ce plan.

Comme annoncé, les responsables des Affaires intérieures des 27 États membres se sont réunis le 4 août lors d’une visioconférence informelle. Il ne s’agissait pas d’une réunion du Conseil européen, et aucun chef de gouvernement n’y a pris part.

Une déclaration finale a acté un consensus sur le renforcement des mécanismes de retour et le développement de partenariats avec des pays tiers. Néanmoins, les ministres n’ont désigné aucun pays hôte et n’ont approuvé la création d’aucun centre. Aucune réunion de suivi n’a été annoncée à ce stade.