Les protestations continuent, Trump est prêt à « aider », tandis que le régime menace

Dans la soirée du dimanche 11 janvier, les manifestations antigouvernementales se sont poursuivies à Téhéran et dans plusieurs autres villes d’Iran (Machhad, Tabriz, Qom). Les manifestants scandent « Mort à Khamenei » et brandissent des drapeaux de l’époque du Chah.

Le président américain Donald Trump a déclaré que « l’Iran aspire à la liberté » et que les États-Unis sont « prêts à aider ». Il a mis en garde Téhéran en déclarant : « Il vaut mieux ne pas commencer à tirer, car nous commencerons à tirer aussi ». Le Guide suprême iranien Ali Khamenei, réagissant à ces déclarations de Trump, l’a appelé à s’occuper des problèmes internes des États-Unis. Il a qualifié les manifestants de « mercenaires étrangers » et a averti que l’Iran ne les tolérerait pas.

Selon le Wall Street Journal, des options de frappes contre des structures militaires iraniennes sont même discutées à Washington, bien qu’aucune décision finale n’ait encore été prise. De leur côté, les autorités iraniennes ont promis de réagir sévèrement contre ceux qui descendent dans la rue. Le Corps des Gardiens de la révolution a qualifié les manifestants de « terroristes », avertissant que la préservation du régime est une « ligne rouge ». L’armée iranienne a également promis de défendre l’intérêt national et les structures de l’État, appelant les citoyens à la vigilance pour déjouer « les complots de l’ennemi ».

Par ailleurs, le fils du Chah, Reza Pahlavi, a appelé le peuple à occuper les centres-villes et à entamer une grève nationale, notamment dans les secteurs des transports et de l’énergie (pétrole/gaz).

Victimes et isolement 

Internet est presque totalement coupé dans le pays depuis déjà 3 jours, ce qui complique la vérification des informations. Selon les défenseurs des droits de l’homme, au moins 51 manifestants ont été tués depuis le 28 décembre (dont 9 enfants), et les hôpitaux sont surchargés de blessés souffrant de blessures par balle à la tête et au cou.