Perles de la visite organisée par les autorités azerbaïdjanaises en Artsakh
Comme nous l’avions écrit, les autorités azerbaïdjanaises ont organisé, le 11 septembre, une visite en Artsakh – à Stepanakert, Chouchi, Martakert et Karvachar – à l’intention des diplomates étrangers accrédités dans le pays.
Voici quelques perles de ce déplacement :
Le conseiller du président azerbaïdjanais « révèle » de « fausses antiquités » aux diplomates étrangers
Dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, on aperçoit Hikmet Hadjiev, conseiller du président azerbaïdjanais, exhibant aux diplomates étrangers des antiquités « falsifiées » qui auraient été exposées par les Arméniens dans le monastère (lequel ? on l’ignore) durant les années d’« occupation ».
Feuilletant ces « manuscrits anciens » autrefois conservés sous haute surveillance, il explique aux diplomates que seule la première page, exposée aux regards, contenait du texte et des enluminures, tandis que toutes les autres pages étaient intégralement vierges.
NDLR : Si Antranik Tsaroukian, feu l’auteur de « Les gens dépourvus d’enfance », était encore en vie, il écrirait sans doute aussi « Les gens dépourvus d’Histoire » : ces hommes qui tentent d’anéantir l’histoire et l’héritage d’autrui pour pouvoir « bâtir » leur propre récit, vieux d’à peine quelques décennies, sur cette terre ainsi nivelée par le néant.
Lien de la vidéo :
https://twitter.com/operativmedia/status/2098714262093058078/video/1
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Hikmet Hadjiev : « Depuis 2020, plus de 45 localités ont été reconstruites et mises à la disposition des anciens déplacés internes »
L’extrait ci-dessous est tiré du discours prononcé par Hikmet Hadjiev devant les diplomates, le 11 septembre, au sein du centre culturel « entièrement reconstruit » de Stepanakert.
Sans commentaire :
« Plus de 40 000 anciens déplacés internes azerbaïdjanais sont d’ores et déjà retournés au Karabakh, et d’autres suivront. C’est une grande source de fierté. Depuis 2020, plus de 45 localités ont été reconstruites et remises à la disposition des anciens déplacés internes. Actuellement, près de 100 000 personnes vivent, travaillent et étudient au Karabakh.
Cela illustre l’expérience unique acquise par l’Azerbaïdjan dans le domaine de la reconstruction et de l’aménagement post-conflit. Nous estimons que l’expérience azerbaïdjanaise pourrait également être utile à d’autres régions du monde en proie aux conflits et aux guerres. Le Forum urbain mondial, accueilli par l’Azerbaïdjan, a démontré une fois de plus que la coopération, l’engagement mutuel, ainsi que le partage d’expériences et de connaissances revêtent une importance vitale dans cette entreprise. »
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L’ambassadrice du Mexique : « Nous célébrerons la Fête nationale de notre pays à Chouchi pour la deuxième fois »
« Les travaux de restauration et de reconstruction menés à Stepanakert montrent que la ville a considérablement changé depuis ma précédente visite », a affirmé Maria Victoria Romero Caballero, ambassadrice du Mexique en Azerbaïdjan, lors d’un entretien accordé à l’AZERTAC.

La diplomate a indiqué qu’elle était toujours heureuse de se rendre au Karabakh. Elle a précisé qu’il s’agissait de sa deuxième visite à Stepanakert et que la ville avait subi de profondes transformations.
« Je constate que de nombreuses choses se sont améliorées à Stepanakert. La ville a changé au point d’en être méconnaissable par rapport à ma première visite », a déclaré l’ambassadrice.
La diplomate mexicaine a également annoncé que la Fête nationale de son pays serait célébrée pour la deuxième fois à Chouchi.
« Cette année revêt pour nous une importance particulière. Nous allons célébrer notre Fête nationale à Chouchi pour la deuxième fois. Cette fois-ci, nous participerons à l’événement aux côtés du personnel de l’ambassade, ce qui le rendra très spécial pour nous », a-t-elle souligné.
NDLR : Cette diligence dont fait preuve l’ambassadrice du Mexique à organiser ses propres festivités sur le sang et les ruines d’autrui, dans un Artsakh « libéré », rappelle involontairement l’adage de vouloir être « plus royaliste que le roi » ; elle oublie que les drapeaux étrangers flottant sur une terre occupée ne pourront jamais effacer la réalité historique ni la tragédie humaine.
