Des vestiges d’une église arménienne du XVIIIe siècle découverts au cœur de Tbilissi
Des travaux de rénovation menés sur l’avenue Roustavéli, au centre de Tbilissi, ont permis de mettre au jour trois pierres sculptées provenant de l’ancienne église arménienne Saint-Georges de Kamoyants : un khatchkar, un bas-relief de la Sainte Mère de Dieu et une inscription en arménien datée de 1788.
Selon Levon Chidilian, documentariste et figure de la communauté arménienne de Tbilissi, le nom de Gabriel Kamoyants est clairement lisible sur l’une des pierres, ce qui permet de rattacher l’ensemble à l’ancienne église.
Comptant parmi les plus anciennes églises arméniennes de Tbilissi, Saint-Georges de Kamoyants se dressait autrefois dans le secteur de l’actuelle avenue Roustavéli. Elle aurait été construite ou reconstruite en 1788 par l’ecclésiastique Gabriel Kamoyants, avant d’être à nouveau remaniée en 1912 selon les plans de l’architecte Poghos Zurabian. L’édifice fut entièrement détruit entre 1934 et 1936, durant les campagnes antireligieuses soviétiques.
Levon Chidilian rappelle qu’à cette époque les pierres et les stèles funéraires provenant d’édifices religieux détruits étaient fréquemment réutilisées comme matériaux de construction. En raison de sa proximité, une partie des pierres de l’église Kamoyants aurait notamment servi à la construction du bâtiment du Parlement.
Le sort définitif des vestiges récemment découverts reste à déterminer. Parmi les solutions envisagées figure leur installation dans la cour de l’une des églises arméniennes encore en activité à Tbilissi, afin d’y préserver la mémoire du sanctuaire disparu.
