« La liberté n’est jamais définitivement acquise »
La mémoire des Manouchian commémorée au Panthéon à Paris
Le 21 février, au Panthéon à Paris, l’ambassadeur d’Arménie en France Arman Khachatryan, a participé à la cérémonie commémorative dédiée au deuxième anniversaire de la panthéonisation du héros d’origine arménienne du mouvement de la Résistance, Missak Manouchian, et de son épouse, Mélinée. L’événement était organisé à l’initiative de l’Association Nationale des Anciens Combattants et Résistants Arméniens (ANACRA).

Étaient présents à la cérémonie des représentants des autorités étatiques et locales françaises, ainsi que de la communauté arménienne, des membres de la famille de Missak et Mélinée Manouchian, et des personnalités culturelles et publiques.

Lors de l’événement, l’ambassadeur Arman Khachatryan, le président de l’ANACRA Léon Hovnanian, et le président du comité de panthéonisation de Missak Manouchian, Jean-Pierre Sakoun, ont prononcé des discours. Le Primat du diocèse arménien de France, l’Évêque Grigor Khatchatrian, a élevé une prière. La cérémonie s’est achevée par le dépôt de couronnes et l’interprétation de l’hymne national français.

Dans son discours, l’ambassadeur Khachatryan est revenu sur le parcours de Missak et Mélinée Manouchian, soulignant l’importance symbolique de leurs figures dans les relations franco-arméniennes. Il a rappelé que 80 ans après sa mort, les restes de Missak Manouchian ont été inhumés au Panthéon des grandes figures de la France, faisant de lui le premier participant étranger au mouvement de la Résistance à recevoir un si grand honneur.
Dans ce contexte, l’ambassadeur d’Arménie a souligné qu’en se souvenant de Missak et Mélinée, nous affirmons la nature historique de la solidarité entre nos peuples, et que l’Arménie et la France partagent la même conviction que la dignité humaine et la souveraineté des États sont des valeurs absolues.
En concluant son propos, Arman Khachatryan a noté que la lutte de 1944 n’est pas seulement une page du passé. La commémoration de Missak et Mélinée Manouchian nous rappelle que la liberté n’est jamais définitivement acquise. Elle exige du courage, de la cohésion et parfois, le sacrifice suprême.
