L’Arménie enregistre un recul dans la lutte contre la corruption
L’organisation « Transparency International » a publié l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) pour 2025, où l’Arménie obtient un score de 46 (sur une échelle de 0 à 100, où 0 signifie fortement corrompu et 100 signifie une gestion transparente). Avec ce résultat, en recul d’un point par rapport à l’année précédente, l’Arménie se classe 65e sur 182 pays.
Selon Varujan Hoktanian, expert au centre anti-corruption de l’Organisation, la baisse d’un point se situe dans la marge d’erreur statistique, mais la véritable préoccupation réside dans l’absence de progrès et la stagnation.
Lorsque l’indice d’un pays tombe en dessous de 50, la corruption devient un problème systémique grave, affectant la stabilité des structures de l’État.
Après la Révolution de Velours de 2018, l’indice de l’Arménie était rapidement passé de 35 à 49 (en 2020 et 2021). Cependant, cet élan a ralenti : au cours des années suivantes, l’indice a chuté à 47, puis à 46 en 2025.
L’objectif de la stratégie anti-corruption du gouvernement pour 2023-2026 était d’atteindre 55 points à la fin de la période, ce qui, selon l’expert, semble désormais irréaliste.
Les lois existent, mais l’application fait défaut
L’Arménie a adopté une législation conforme aux normes internationales, mais les progrès futurs dépendent de l’indépendance des systèmes judiciaire et de poursuite, ainsi que de la mise en œuvre continue des réformes.
Le contexte régional
L’indice moyen de l’Europe de l’Est et de l’Asie centrale reste assez bas, à 35 points. L’indice de la Géorgie est passé de 53 à 50 (56e place) en raison du recul démocratique, des poursuites à motivation politique et des restrictions imposées à la presse. L’indice de l’Azerbaïdjan a augmenté de 22 à 30, malgré la poursuite d’une répression sévère contre les dissidents, les journalistes indépendants et les militants (comme Bakhtiyar Hadjiev, condamné à 10 ans de prison).
