Arrestation d’Arthur Osipian après une altercation avec le Premier ministre

Օսիպեան

Le 18 mai, à Arabkir, lors d’un rassemblement de la campagne électorale du parti « Contrat civil », le citoyen Arthur Osipian s’était approché du Premier ministre Nikol Pashinian pour lui poser une question concernant l’Artsakh. À cette interpellation, le Premier ministre avait riposté par des insultes et des cris. Quelques heures après l’incident, la police a interpellé M. Osipian.

Le Comité d’enquête a annoncé qu’Arthur Osipian avait été placé en détention provisoire pour une durée de deux mois. Des poursuites pénales ont été engagées contre lui pour appels à la violence à l’encontre du Premier ministre, hooliganisme et entrave à la campagne électorale. Selon l’organe d’enquête, M. Osipian avait déjà, le 22 mars, lancé des appels publics à la violence contre le Premier ministre sur les réseaux sociaux. Le 18 mai, il se serait rendu au rassemblement pour en entraver le bon déroulement, proférant des injures et troublant l’ordre public.

Plus d’une dizaine d’organisations de la société civile ont fermement condamné ces poursuites pénales, les qualifiant de « manifestement illégales, infondées et politiquement motivées », et ont exigé la libération immédiate d’Arthur Osipian.

La nationalité de Narek Karapetyan en question

Dans le climat tendu de la campagne électorale, la question de la nationalité russe de Narek Karapetian s’est invitée dans les débats. Neveu de Samuel Karapetian et candidat à la députation dirigeant la campagne du parti « Arménie forte », sa potentielle double nationalité l’empêcherait d’entrer à l’Assemblée nationale.

Ce sujet a été lancé le 20 mai par le président de l’Assemblée nationale via une publication sur Facebook. Bien que Narek Karapetian démente formellement, assurant n’avoir jamais possédé d’autre nationalité que l’arménienne, les forces de l’ordre ont ouvert une procédure pénale à son encontre dès le lendemain pour fausse déclaration dans le but d’obtenir ou de conserver un statut de haut fonctionnaire.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Galouzine, a réagi à cette polémique, démentant les rumeurs sur de prétendues activités anti-arméniennes de diplomates russes qu’il a qualifiées de « paranoïa de l’espionnage ». M. Galouzine a cité en exemple le cas de Narek Karapetian, soulignant que ce dernier n’a absolument jamais possédé la nationalité russe.