La réaction de l’Arménie aux attaques contre l’Iran
Suite aux attaques de grande envergure lancées contre l’Iran par les États-Unis et Israël le 28 février, les dirigeants politiques de l’Arménie ont adopté une position assez prudente.
Session extraordinaire du Conseil de sécurité
Plus de 24 heures après les attaques, le Premier ministre Nikol Pachinian a convoqué une session du Conseil de sécurité. Selon la déclaration officielle, les participants à la réunion ont « exprimé leurs profonds regrets face à ces développements douloureux, ont présenté leurs condoléances pour les victimes et ont souligné la nécessité d’un rétablissement rapide de la paix ». Pachinian a également donné les instructions correspondantes aux hauts fonctionnaires afin de se préparer aux conséquences probables de cette guerre sur l’Arménie.
La neutralité du ministère des Affaires étrangères
Le ministère arménien des Affaires étrangères a évité de critiquer ou de condamner directement la campagne militaire des États-Unis et d’Israël. Le ministère a simplement noté qu’il continuait de « suivre la situation au Moyen-Orient ».
Le ministre des Affaires étrangères Ararat Mirzoyan, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue canadien, a souligné « l’importance de résoudre la situation actuelle par le biais de négociations et par des moyens pacifiques ».
Cette réaction lente et prudente du gouvernement a suscité les critiques de certaines personnalités de l’opposition, qui la considèrent comme tardive. Dans le même temps, à Erevan, à proximité de l’ambassade d’Iran, des manifestations ont été enregistrées, nécessitant l’intervention de la police.
Il convient de noter que les manifestants sont en majorité des migrants et des étudiants iraniens établis en Arménie.
Ils ont publiquement exprimé leur soutien aux opérations militaires déclenchées contre l’Iran par les États-Unis et Israël le 28 février, les considérant comme la meilleure occasion de renverser le régime en place. Les manifestants ont exigé la chute de la République islamique et du pouvoir du clergé, ainsi que l’instauration d’une démocratie laïque en Iran.
Beaucoup de manifestants portaient le drapeau pré-révolutionnaire de l’Iran au Lion et au Soleil, et scandaient des slogans en soutien à l’ancienne monarchie ou au fils du Chah, Reza Pahlavi.
