Serge Sarkissian : « Le HHK ne participera pas aux élections pour ne pas diviser davantage l’opposition »
Le troisième président de l’Arménie et chef du Parti républicain d’Arménie (HHK), Serge Sarkissian, a expliqué le 4 avril, lors du 18e congrès de sa formation, pourquoi son parti politique ne prendrait pas part aux élections législatives du 7 juin et quelle ligne de conduite devront adopter ses membres et sympathisants.
Dans son discours, Serge Sarkissian a reconnu que cette décision n’était, malgré tout, pas du goût de tous.
« Je sais qu’avec un travail adéquat, nous aurions franchi le seuil des 4 % requis pour le parti. Mais je connais aussi une autre vérité, que je réaffirme à cette tribune. Je vous assure, ainsi qu’à notre peuple, que même en ne participant pas — ou plutôt en ne participant pas directement à ces élections —, le HHK restera l’un des fers de lance de la lutte au cœur de l’échiquier politique. Nous ne participons pas à ce scrutin pour ne pas fragmenter davantage le camp de l’opposition, et pour donner la possibilité de concrétiser leurs promesses à toutes ces forces qui pensent que les « anciens », comme ils nous étiquettent, les empêchent de réaliser une alternance au pouvoir », a déclaré M. Sarkissian.
Il a ajouté que le HHK avait pris cette décision pour montrer l’exemple en subordonnant son propre « ego », ses intérêts partisans et ses calculs politiques au succès collectif.
« La décision de ne pas participer directement aux élections s’explique aussi en grande partie par le fait que des études sociologiques approfondies montrent que les Républicains et nos sympathisants, presque sans exception, ont l’intention d’aller voter, et de le faire exclusivement en faveur des forces politiques de l’opposition. Autrement dit, les voix de nos électeurs ne seront pas perdues : elles s’ajouteront à celles des autres électeurs de l’opposition, contribuant ainsi à empêcher la reconduction de ce pouvoir », a souligné le président du HHK.
Selon lui, leur ego, forgé par les épreuves et la lutte, ne s’est jamais transformé et ne se transformera jamais en égoïsme.
« Prendre cette décision n’a pas été facile pour nous, mais je n’ai aucun doute sur le fait que nous n’aurons jamais à en rougir. Bien au contraire, nous deviendrons dans l’histoire politique moderne de l’Arménie le meilleur exemple d’une action guidée par la devise « Avec mon parti, mais pour ma nation » », a conclu Serge Sarkissian.
