Moyen-Orient : Perspectives d’un nouveau cycle de négociations
Les discussions entamées au Pakistan entre les États-Unis et l’Iran se sont achevées dimanche sans accord définitif. Toutefois, le vice-président américain J.D. Vance, qui dirigeait la délégation, a fait état d’« avancées majeures »,
précisant que Washington avait clairement signifié à Téhéran les points sur lesquels des « concessions » étaient possibles et ceux considérés comme des lignes rouges.
Alors que le cessez-le-feu de deux semaines obtenu sous l’égide du Pakistan touche à sa fin, la tenue d’un second cycle de pourparlers est à l’étude. Selon les agences AP et AFP, le lieu de la rencontre reste à déterminer – Islamabad et Genève sont pressentis –, et la date pourrait être fixée au 16 avril. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a confirmé que les efforts de médiation se poursuivaient. De son côté, le président américain Donald Trump a affirmé que l’Iran avait pris contact et souhaitait conclure un accord, tout en avertissant qu’il s’opposerait catégoriquement à tout compromis permettant à Téhéran de se doter de l’arme nucléaire.
Parallèlement, la volonté de Donald Trump d’imposer un blocus maritime total sur le détroit d’Ormuz suscite de vives tensions au sein de l’OTAN. Sur son réseau social Truth, M. Trump a annoncé que « le blocus commencerait bientôt », tablant sur le soutien de ses alliés. Si le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a exhorté les gouvernements européens à jouer un rôle dans la sécurisation du détroit, la France et le Royaume-Uni ont officiellement refusé de s’associer à cette opération militaire. D’autres pays européens ont conditionné leur éventuelle participation à l’arrêt des hostilités et à la conclusion d’un accord explicite avec l’Iran garantissant la sécurité de leurs navires. ■
