Si le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev joue la carte du « pacifisme », il ne manque pour autant aucune occasion de tenir des propos humiliants à l’égard de l’Arménie.
Dans son message de Nouvel An, il a déclaré que Bakou avait résolu la question de la restauration de son intégrité territoriale et que le conflit du Haut-Karabakh avait été définitivement retiré de l’agenda international. Non sans ironie, il a rappelé que le Groupe de Minsk appartenait désormais aux « manuels d’histoire », tandis que la communauté internationale avait reconnu la victoire de l’Azerbaïdjan et le rétablissement de sa souveraineté.
« C’est la force qui engendre le droit »
Le président azéri a souligné que bien que l’Azerbaïdjan ne se prépare pas à une nouvelle guerre, dans le monde moderne « c’est la force qui engendre le droit ». C’est selon cette logique que Bakou a poursuivi la modernisation et l’armement de son armée, multipliant notamment les effectifs des forces spéciales afin d’être prêt, à tout moment, à assurer sa défense.
Évoquant les relations avec Erevan, Aliev a affirmé qu’« en tant que pays vainqueur, nous avons tendu la main de la paix à l’Arménie vaincue », qualifiant cette démarche de sagesse politique. Il a ajouté que cette victoire avait été consolidée à la Maison Blanche, avec la participation du président des États-Unis. Pour conclure, Aliev a fait une allusion transparente aux tensions russo-azerbaïdjanaises, soulignant qu’il n’avait jamais permis à quiconque de s’ingérer dans leurs affaires intérieures ou de leur dicter une conduite.
