Erevan : Réunion du Groupe européen du Conseil international des monuments et des sites

Տաթաւի անապատ

Anapat de Tatev

La réunion du Groupe européen du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) [1] se tient actuellement à Erevan. C’est dans ce cadre que l’Université américaine d’Arménie accueille le symposium scientifique intitulé « Le patrimoine conditionné par la mémoire : approches éthiques, paysages culturels et coopération transfrontalière ».

L’événement a été inauguré par Janna Andreassian, ministre de l’Éducation, des Sciences, de la Culture et des Sports d’Arménie, l’ambassadeur Vassilis Maragos, chef de la Délégation de l’Union européenne en Arménie, Grigor Nalbandian, président d’ICOMOS Arménie, Teresa Patriciu, présidente de l’ICOMOS international, ainsi que par de nombreux spécialistes reconnus du domaine.

Selon un communiqué du ministère, Janna Andreassian a salué les représentants du groupe ICOMOS Europe et a souligné l’importance accordée par l’Arménie au rôle du Conseil dans la préservation du patrimoine mondial. Elle a remercié les partenaires d’ICOMOS Arménie pour leur soutien constant et pour avoir mis leur expertise au service de la culture arménienne. La ministre a également rappelé que la promotion des monuments nationaux sur la scène internationale constitue l’une des priorités de l’État, justifiant une étroite collaboration avec des institutions telles que l’UNESCO, la fondation ALIPH [2], l’Alliance du patrimoine culturel asiatique, l’ICOMOS, l’ICCROM (Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels), Europa Nostra et l’Union européenne.

« L’Arménie a notamment intensifié ses efforts dans le cadre des Conventions de La Haye de 1954 et de 1972 relatives à la protection du patrimoine mondial de l’UNESCO », a précisé Janna Andreassian. Après une interruption de 29 ans, la candidature des « Pierres-dragons et du site antique de Dirinkatar » [3] a été inscrite sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO en 2024, suivie en 2025 par celles du « Patrimoine urartéen d’Erevan », du complexe archéologique de Garni et de l’« Orgue de basalte ». « Dans un mois, lors de la réunion du Comité du patrimoine mondial en Corée, nous annoncerons l’inscription d’un autre groupe de monuments sur cette même liste », a-t-elle ajouté, soulignant que les travaux se poursuivent pour faire passer le dossier des Pierres-dragons sur la liste principale.

La ministre a fait valoir que l’Arménie figure parmi les premiers pays à déployer l’« évaluation initiale des besoins », un nouvel outil de la Convention du patrimoine mondial mis en œuvre par l’ICOMOS. Depuis plus de six mois, des experts arméniens collaborent avec ceux de l’organisation pour affiner le dossier. « Nous sommes en phase de finalisation et j’espère que d’ici deux ans, grâce à ce travail, le site des Pierres-dragons et de Dirinkatar sera officiellement inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO », a-t-elle affirmé.

Poursuivant sur les avancées de cette coopération, Janna Andreassian a rappelé l’élection de l’Arménie au Comité de la Convention du patrimoine mondial pour les quatre prochaines années. « Lors de la 20e session du Comité pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, la République d’Arménie a été élue vice-présidente. Une demande d’octroi du statut de protection renforcée pour les grands complexes monastiques du désert de Tatev et les gorges de la rivière Vorotan a d’ailleurs été soumise à l’UNESCO », a-t-elle précisé.

Par ailleurs, le programme de soutien de l’ALIPH pour la restauration de l’église de Chouchanavank, située dans la région frontalière d’Armavir, a été approuvé cette année.

En 2025, un budget étatique sans précédent de plus de 1,7 milliard de drams a été alloué à la réhabilitation des monuments. Toujours en 2025, à l’initiative du ministère, des travaux ont été entrepris sur 17 sites, dont sept sont d’ores et déjà achevés. Cette année, le rythme s’accélère avec des chantiers de restauration prévus sur 21 monuments. « Le ministère accorde une attention particulière non seulement à la restauration, mais aussi à la valorisation de ces sites par la création d’infrastructures touristiques adéquates », a souligné la ministre.

Des centres d’information touristique ont ainsi vu le jour à proximité de plusieurs sites antiques. « Sur proposition du ministère, la République d’Arménie adhérera prochainement à la Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique, le dernier traité culturel que notre État n’a pas encore ratifié », a annoncé Janna Andreassian, réaffirmant l’engagement du pays envers ses obligations internationales.

En conclusion, elle a insisté sur le devoir de préserver ce patrimoine millénaire pour les générations futures, espérant que la réunion du Groupe ICOMOS Europe catalysera ces efforts.

Le symposium scientifique se poursuivra avec diverses communications thématiques. Aux côtés des experts de l’organisation internationale, les membres du Comité national arménien de l’ICOMOS partageront leurs recherches, leur expertise et la vision de l’Arménie en matière de préservation culturelle avec l’ensemble de la communauté internationale.professionnelle internationale.

Source : « 1in.am », Erevan, le 15 juin 2026

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  1. https://www.icomos.org/fr/

  2. https://www.aliph-foundation.org/fr

  3. https://whc.unesco.org/fr/listesindicatives/6702/