ÉTATS-UNIS : Des membres du Congrès exigent la libération immédiate des prisonniers arméniens

Պրետ Շըրմըն

Brad Sherman

À l’initiative du Comité national arménien d’Amérique (ANCA), une conférence de presse intitulée « 1000 jours : libérez les otages arméniens maintenant » s’est tenue le 23 juin au Congrès américain. Ce rassemblement visait à dénoncer le millième jour de détention illégale par l’Azerbaïdjan des dirigeants politiques et militaires, ainsi que des civils de l’Artsakh (Haut-Karabakh).

L’événement a réuni le coprésident du groupe parlementaire arménien, Brad Sherman, les représentants Jim Costa, Judy Chu et Laura Friedman, aux côtés du directeur exécutif de l’ANCA, Aram Hamparian.

À ce jour, au moins 19 Arméniens croupissent arbitrairement dans les prisons de Bakou. Parmi eux figurent les anciens présidents de l’Artsakh, Arayik Haroutiounian, Bako Sahakian et Arkadi Ghoukassian, l’ex-ministre d’État Rouben Vardanian, le président de l’Assemblée nationale Davit Ichkhanian, l’ancien chef de la diplomatie Davit Babayan, ainsi que l’ancien commandant de l’Armée de défense Levon Mnatsakanian et son adjoint Davit Manoukian.

Cette mobilisation intervient alors que la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants examine un amendement législatif, porté par Brad Sherman, exigeant de Bakou la libération inconditionnelle de tous les prisonniers arméniens.

Lors de son allocution, M. Sherman a rappelé la campagne de nettoyage ethnique menée en 2023, qui a contraint plus de 100 000 Arméniens de l’Artsakh à l’exil. Qualifiant les procédures judiciaires intentées contre les dirigeants arméniens de « simulacres de procès », il a martelé qu’aucune paix véritable ne saurait être bâtie sans la libération préalable de tous les captifs.

De leur côté, les élues Judy Chu et Laura Friedman ont fermement condamné cette justice spectacle, tout en dénonçant la volonté manifeste de Bakou d’effacer le patrimoine culturel et religieux arménien de la région. Elles ont en outre plaidé pour la garantie d’un retour sécurisé des habitants de l’Artsakh sur leurs terres ancestrales. Jim Costa a, pour sa part, exhorté Washington à intensifier la pression sur le régime azerbaïdjanais et réclamé le retrait des troupes de Bakou des territoires souverains de l’Arménie.

Aram Hamparian a prévenu que tout accord entériné entre Erevan et Bakou ne serait qu’une « paix de façade » s’il venait à légitimer les exactions génocidaires de l’Azerbaïdjan. Il a rappelé que les préalables à une paix pérenne reposent sur la restitution des prisonniers, le retrait des forces azerbaïdjanaises, le retour des Arméniens de l’Artsakh sous l’égide de garanties internationales, et la sanctuarisation du patrimoine arménien.

En marge de cet événement, l’appel à la libération des captifs a également été relayé par le sénateur Adam Schiff, les représentants Young Kim et Vince Fong, ainsi que par la Commission Tom Lantos des droits de l’homme.