Restauration des fresques de l’église Saint-Grégoire du monastère de Ketcharis

Monastère de Ketcharis

Monastère de Ketcharis

Des travaux de consolidation et de nettoyage sont en cours sur une fresque du XIIIe siècle située au-dessus de l’entrée de l’église Saint-Grégoire, au sein du monastère de Ketcharis, dans la localité de Tzaghkadzor, (province du Kotayk). Ce projet est mené dans le cadre d’un partenariat public-privé. Des représentants du ministère de l’Éducation, des Sciences, de la Culture et des Sports se sont récemment rendus sur place pour suivre l’avancement des travaux.

Conformément aux procédures établies, le projet préliminaire de restauration de la fresque de l’église Saint-Grégoire a été élaboré et soumis au groupe de travail sur les monuments d’art monumental, placé sous l’autorité de l’organisme compétent. Ashkhen Papoyan, spécialiste de la restauration de peintures murales, est chargée des travaux. Les travaux de stabilisation et de restauration sont réalisés par la société « Hushardzanneri Vaveragrum ». Les familles Vardanian et Mkrtchian, agissant en tant que mécènes, financent et supervisent l’étude archéologique, la stabilisation, la réparation et la restauration tant des peintures murales que de l’ensemble monastique de Ketcharis.

Conformément au projet présenté et validé, les fresques de l’église Saint-Grégoire ont été consolidées et nettoyées. Au cours de ce processus, des détails des scènes représentées sont apparus, alors qu’ils étaient auparavant dissimulés sous des couches de suie et de crasse. Un scène d’intercession est représentée sur le tympan : le Christ figure en son centre, entouré de la Mère de Dieu à gauche, et de saint Jean-Baptiste à droite. Il tient un livre sur lequel on peut lire « Je suis la lumière du monde »[1]. Cette représentation traditionnelle est appelée «déesis », ce qui signifie « intercession ». C’est un thème iconographique particulièrement présent dans la tradition byzantine et des Églises d’Orient. Au -dessus, sur l’arche, six apôtres sont figurés de chaque côté, tandis que sous l’arc se trouvent douze anges dont les ailes convergent au-dessus de l’auréole du Christ pour former une main, un détail révélé lors du nettoyage de la fresque. De nombreuses inscriptions médiévales apparaissent sur la fresque elle-même, ainsi qu’au-dessus, au-dessous et sur les côtés de celle-ci.

D’après « Haykakan Jamanak »,

Le 15 juillet 2026

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  1. « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie ». Évangile selon saint Jean 8, 12.