Coupe du Monde de football : l’Espagne sacrée pour la deuxième fois
Screenshot
L’Angleterre arrache le bronze face à la France, tandis que Trump propose un nouveau tournoi sans ses voisins
Dimanche 19 juillet, le MetLife Stadium du New Jersey a accueilli la grande finale de la Coupe du Monde de la FIFA, opposant l’Espagne à l’Argentine. Parmi d’innombrables personnalités de premier plan, le président américain Donald Trump assistait également à cet événement planétaire.
Au terme d’un match qu’elle a dominé de bout en bout, et après un score nul et vierge de 0-0 à l’issue du temps réglementaire, l’équipe d’Espagne a inscrit le but de la victoire lors des prolongations, remportant ainsi la Coupe du Monde pour la deuxième fois de son histoire. Le trophée a été remis en main propre aux Espagnols par le président Trump, aux côtés du président de la FIFA, Gianni Infantino. Ce triomphe historique a fait descendre des millions de supporters dans les rues en Espagne pour des célébrations d’une ferveur inédite.
Un peu plus tôt, lors de la « petite finale » particulièrement prolifique disputée samedi (opposant les deux malheureux demi-finalistes), l’équipe d’Angleterre s’est imposée face à la France sur le score de 6 à 4, décrochant ainsi la médaille de bronze de ce Mondial. Malgré la défaite, Kylian Mbappé, 27 ans, a inscrit son 22e but, devenant ainsi le meilleur buteur de l’histoire de la compétition. Il a toutefois concédé qu’il aurait de loin préféré disputer la finale plutôt que de s’adjuger cette distinction individuelle.
Il convient de noter qu’avant la finale, la Maison Blanche avait déclaré que « la participation du président Trump clôturera le tournoi le plus regardé, le plus sûr et le plus réussi de l’histoire de l’Amérique ». La déclaration de Donald Trump affirmant que les États-Unis devraient à l’avenir accueillir de nouveau la Coupe du Monde, mais cette fois-ci en excluant le Mexique et le Canada, a également fait couler beaucoup d’encre. Il a par ailleurs révélé que le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’était entretenu avec lui de la possibilité d’organiser conjointement, à l’avenir, une Coupe du Monde partagée entre les États-Unis et la Chine.
Des recettes records de 15 milliards de dollars
Selon The Guardian, la FIFA a généré des recettes atteignant 15 milliards de dollars grâce à ce Mondial, dépassant largement les 11 milliards initialement projetés. Cette hausse fulgurante s’explique principalement par les services d’hôtellerie de luxe (hospitality) et le marché secondaire de la revente de billets, sur lequel la FIFA perçoit une commission de 15 % auprès de l’acheteur comme du vendeur. Ces fonds excédentaires devraient logiquement être redistribués aux fédérations de football.
Ce succès économique sans précédent renforce incontestablement la position du président de la FIFA, Gianni Infantino, et ce malgré les récents scandales ayant entaché son nom. Plus de 200 fédérations membres ont d’ores et déjà promis de le soutenir pour sa réélection à la tête de l’instance dirigeante du football mondial. Signe de l’effervescence et de la démesure de ce marché, les billets pour les loges VIP (« salons des trophées ») de la grande finale Espagne-Argentine au New Jersey se sont arrachés au prix astronomique de 34 500 dollars l’unité.
