Poursuites pénales engagées contre Narek Karapetian 

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La CEC rejette la demande de mise en détention

Le bureau du Procureur général a engagé des poursuites pénales publiques à l’encontre de Narek Karapetian, tête de liste de la coalition électorale « Arménie Forte ». Il est accusé d’avoir contraint, par la violence ou la menace, des individus à participer à un rassemblement, ainsi que de blanchiment d’argent à très grande échelle, des chefs d’inculpation passibles de peines allant jusqu’à 12 ans de prison.

La Commission électorale centrale (CEC) a donné son accord pour l’inculpation de Karapetian, mais a rejeté et renvoyé la demande du parquet visant à son incarcération. Le président de la CEC, Vahagn Hovakimian, a expliqué que, se fondant sur une décision de la Cour constitutionnelle, la prérogative de priver un député élu de sa liberté échappe à la compétence de la commission électorale et relève exclusivement de l’Assemblée nationale.

L’avocat de Karapetian, Aram Vardevanian, a déclaré aux journalistes que cette procédure est de nature purement politique et que le nom de son client n’est même pas mentionné dans les dossiers volumineux présentés. Il a également souligné que Karapetian n’est menacé ni d’incarcération ni d’assignation à résidence.

Par ailleurs, Davit Ghazinian et Hayk Sukiassian, qui ont récemment reçu leur mandat de député sous la bannière d’« Arménie Forte » et se trouvent actuellement en détention, doivent être immédiatement libérés, selon leur avocat, en se basant sur cette même décision de la Cour constitutionnelle. Des recours urgents ont déjà été déposés pour exiger la levée de leur mesure de détention. Narek Karapetian n’a, pour l’heure, fait aucun commentaire public.