Pachinian : « Notre Constitution n’est pas négociable avec un acteur extérieur »
Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a réaffirmé, le 28 octobre devant l’Assemblée nationale, qu’Erevan refusait de discuter de sa Constitution avec l’Azerbaïdjan ou tout autre acteur extérieur.
Interrogé par le député d’opposition Garnik Davtian sur les raisons pour lesquelles l’exigence de Bakou d’une révision constitutionnelle n’était pas considérée comme une entrave au processus de paix, le chef du gouvernement a rappelé la fermeté de la position arménienne.
« Dans nos négociations avec l’Azerbaïdjan, nous affirmons clairement que nous ne discuterons pas de notre Constitution avec un quelconque acteur extérieur », a-t-il déclaré.
Nikol Pachinian a également estimé que certaines déclarations de Bakou pouvaient donner le sentiment de chercher à provoquer une instabilité politique intérieure en Arménie, tout en fournissant des arguments à l’opposition.
Le Premier ministre a toutefois rappelé que l’adoption d’une nouvelle Constitution figurait aussi bien dans le programme électoral de la majorité que dans celui du gouvernement. Il a annoncé que le projet serait prochainement rendu public et ferait l’objet de consultations, notamment avec le Parlement.
Bakou continue, pour sa part, de subordonner la signature de l’accord de paix à la suppression, dans le préambule de la Constitution arménienne, de la référence à la Déclaration d’indépendance. Les autorités azerbaïdjanaises estiment que ce texte comporte des revendications territoriales à leur encontre.
