Prisonniers arméniens à Bakou : Mirzoyan mise sur le dialogue direct
Le ministre arménien des Affaires étrangères, Ararat Mirzoyan, a reconnu, le 28 octobre devant l’Assemblée nationale, que les démarches entreprises auprès de pays tiers pour obtenir la libération des Arméniens détenus en Azerbaïdjan étaient jusqu’à présent restées infructueuses. Selon lui, la voie à suivre passe désormais essentiellement par le dialogue avec Bakou.
Répondant à une question de Lilit Galstian, députée du groupe d’opposition « Arménie », le chef de la diplomatie a expliqué qu’Erevan avait sollicité l’intervention de plusieurs pays partenaires, mais que les autorités azerbaïdjanaises leur avaient fait comprendre qu’elles ne souhaitaient aucune ingérence dans ce dossier.
« Vous voulez connaître l’amère réalité ? La voilà. Nous avons une voie à suivre, et celle-ci passe par notre dialogue avec l’Azerbaïdjan », a déclaré Ararat Mirzoyan.
Le ministre s’est abstenu de nommer les pays sollicités, précisant que les démarches diplomatiques auprès de ces partenaires se poursuivaient.
Selon les informations disponibles, 19 Arméniens sont actuellement détenus dans les prisons azerbaïdjanaises, parmi lesquels figurent d’anciens responsables politiques et militaires de l’Artsakh. Ils ont été condamnés à des peines allant de quinze ans de réclusion à la prison à perpétuité, à l’issue de procès dénoncés comme de véritables simulacres de justice, tenus sans la présence d’observateurs internationaux indépendants ni de représentants des médias.
