L’archevêque Mikaël assigné à résidence
L’archevêque Mikaël Ajapahian, primat du diocèse de Shirak, a vu sa détention levée après huit mois. Faisant droit à la requête de ses avocats, la Cour d’appel a décidé, le 6 février, de remplacer la détention provisoire par une assignation à résidence.
Le prélat a subi une intervention chirurgicale il y a un mois ; ses avocats soutiennent que ses problèmes de santé sont incompatibles avec le maintien en détention. Mgr Ajapahian était incarcéré sous l’accusation d’appel à l’usurpation du pouvoir. Les autorités judiciaires ont qualifié de crime les opinions exprimées lors d’interviews où il évoquait la nécessité d’un coup d’État militaire. Le tribunal de première instance l’avait reconnu coupable et condamné à deux ans d’emprisonnement. Ce jugement n’est pas encore entré en vigueur, car tant Mgr Ajapahyan que les procureurs ont fait appel devant la Cour d’appel, pour des motifs naturellement divergents. Tandis que l’archevêque réclame son acquittement, le Parquet général estime que la peine de deux ans est insuffisante.
Ajoutons que l’archevêque Mikaël Ajapahyan a saisi la Cour européenne pour violation de ses droits. Ses avocats ont présenté à Strasbourg plusieurs violations d’articles de la Convention européenne. Selon la requête, les droits à l’inviolabilité personnelle et à la liberté d’expression du religieux ont été bafoués, et les poursuites pénales ne visent que des objectifs politiques.