En 2025, les tendances au rapatriement en Arménie ont suivi un cours normal. Lors d’une conférence de presse organisée le 12 janvier dans la salle de presse d’« Armenpress », Zareh Sinanian, Haut-Commissaire aux affaires de la diaspora, a indiqué que l’année écoulée n’avait pas connu de vague massive de retours liée à des « points chauds », sans pour autant enregistrer de baisse significative des flux.

« La plus forte croissance a été enregistrée au cours de la période 2022-2023, en raison de l’affrontement russo-ukrainien. L’an dernier encore, les rapatriés provenaient essentiellement de Russie. Cela est naturel, car un grand nombre d’Arméniens y résident. De plus, ils sont proches de nous, tant géographiquement que psychologiquement et généalogiquement. Le groupe suivant arrive de Syrie, puis du Liban et d’Iran. Nous comptons également des rapatriés venant des États-Unis, d’Argentine, d’Australie et d’autres pays », a précisé M. Sinanian.

Le Centre d’intégration et de rapatriement poursuit le développement de ses programmes afin de les rendre plus ciblés et de mieux servir ceux qui s’établissent en Arménie. Les services offerts sont de natures très diverses : gestion des formalités administratives, inscription des enfants dans les écoles et les jardins d’enfants, cours de langue arménienne, familiarisation avec le marché du travail, entre autres.

« Il est impératif que le rapatriement prenne une plus grande ampleur, car nous faisons face à un défi démographique. Cette envergure dépend de plusieurs facteurs, dont l’allocation de ressources financières. Je ne doute pas que nous parviendrons à cette étape. Lorsque nos questions sécuritaires les plus urgentes auront trouvé une solution minimale, nous concentrerons notre attention sur l’amélioration de la situation démographique par le biais du rapatriement », a conclu Zareh Sinanian.