Sondage en Arménie : quelles sont les principales menaces et les institutions les plus fiables ?

Հարցախոյզ

Nouveau sondage : les Arméniens considèrent l’Azerbaïdjan et la Turquie comme les principales menaces ; la sécurité en tête des préoccupations ; l’armée et l’Église institutions les plus fiables ; la majorité ne fait toujours confiance à aucun politicien

Le Premier ministre Nikol Pachinian demeure la figure politique la plus digne de confiance en Arménie, et le parti au pouvoir, le « Contrat civil », reste la principale force électorale, selon un nouveau sondage de l’IRI (International Republican Institute). Dans le même temps, l’enquête révèle une méfiance généralisée à l’égard de la classe politique, une inquiétude persistante concernant la sécurité nationale et les questions frontalières, de profondes difficultés économiques pour les ménages, une faible confiance tant envers le gouvernement qu’envers l’opposition, un soutien accru à l’intégration européenne, et une opinion publique fortement divisée sur la déclaration TRIPP.

Le sondage a été réalisé par Breavis pour le compte du Center for Insights in Survey Research de l’IRI, entre le 3 et le 13 février 2026, au moyen d’entretiens téléphoniques assistés par ordinateur (CATI).

La sécurité nationale et les questions frontalières restent le problème national le plus fréquemment cité (21 %), suivies par l’économie et le chômage (18 %), puis le coût de la vie et les prix élevés (11 %). Parmi les autres préoccupations figurent les bas salaires (9 %), les faibles retraites et l’absence de paix (8 % chacun), la pauvreté, les conditions scolaires et la qualité de l’éducation, ainsi que la sécurité régionale (7 % chacun), suivis par les erreurs de politique étrangère et les problèmes de santé.

À la question de savoir quels sont les partenaires politiques les plus importants de l’Arménie, les personnes interrogées ont le plus souvent cité la Russie (43 %), les États-Unis (42 %), l’Iran (34 %), l’Union européenne (29 %), la France (27 %), la Chine (21 %) et la Géorgie (18 %). Interrogés sur les pays représentant la plus grande menace politique pour l’Arménie, 80 % ont désigné l’Azerbaïdjan, 69 % la Turquie et 29 % la Russie. L’une des conclusions les plus remarquables du rapport en matière de politique étrangère est que l’opinion publique n’est plus centrée sur un seul pôle extérieur : certes, la Russie occupe toujours la première place en tant que partenaire, mais les États-Unis sont presque à égalité, tandis que le soutien à un renforcement des liens avec l’UE, la France et l’Iran est également significatif.

Le sondage de l’IRI dresse le portrait d’un pays légèrement plus optimiste qu’auparavant, mais qui se méfie toujours profondément de sa classe politique. Pachinian reste le politicien le plus digne de confiance et le Contrat civil demeure la force électorale de premier plan. Cependant, la réponse la plus courante concernant la confiance reste « aucun », et une grande partie de l’électorat demeure indécise ou désengagée. La sécurité nationale et les questions frontalières dominent toujours au niveau national, mais la pression économique pèse plus lourdement au sein des foyers. Le public est mécontent du gouvernement sur les questions majeures, mais n’est pas convaincu que l’opposition ferait mieux. En matière de politique étrangère, les Arméniens privilégient de plus en plus une approche diversifiée, avec un fort soutien pour des liens plus étroits avec l’Occident et un large appui de principe à l’adhésion à l’UE, tandis que la TRIPP ressort comme l’une des questions les plus polarisantes de toute l’enquête.