Deux jours avant la guerre d’Ukraine
Vahram ATANESSIAN
Dans la « Déclaration sur les relations stratégiques globales d’alliance » signée avec Ilham Aliev le 22 février 2022, le président russe Vladimir Poutine a reconnu que la question du Haut-Karabakh relevait des affaires intérieures de l’Azerbaïdjan et que la Russie n’interviendrait pas dans ce dossier. Un mois plus tard, il a dépêché à Bakou le colonel-général Alexeï Kim, premier commandant adjoint des forces terrestres des forces armées russes.
Deux jours plus tard, le 24 mars, le commandement des troupes russes de « maintien de la paix » au Haut-Karabakh a remis le village de Parukh et le plateau de Karaglukh, dans la région d’Askeran, aux forces spéciales de l’armée azerbaïdjanaise. Sur les quarante points de la déclaration signée par Poutine et Aliev, aucun ne concerne le maintien de la paix et de la stabilité au Haut-Karabakh. C’est un fait incontestable. Le reste n’est que menue-monnaie, ou manipulation délibérée. En Arménie, toute personne sérieuse, surtout en cette période préélectorale, se doit de présenter cette vérité aux électeurs par tous les moyens. Ceux qui parlent de « patriotisme » doivent avoir un slogan :« Aucune force ni aucun individu qui justifie l’alliance anti-arménienne russo-azerbaïdjanaise ne peut accéder au pouvoir en Arménie. Quiconque emprunte cette voie sacrifie notre patrie.» Et mérite par conséquent d’être rejeté et repoussé à jamais.
