La première victime d’origine arménienne de la guerre au Moyen-Orient

Առաջին հայ զոհը

La première victime d’origine arménienne a été recensée à la suite des frappes aériennes américano-israéliennes en cours contre l’Iran.

Selon les informations communiquées par Aram Shahnazaryan, rédacteur en chef du quotidien « Alik » de Téhéran, Hovhannes Simonyan, résident du quartier historique de la Nouvelle-Djolfa à Ispahan, a perdu la vie dans son bureau lors des lourds bombardements du 26 mars. D’après le rédacteur en chef, il était citoyen iranien, mais des détails supplémentaires concernant son âge et sa profession ne sont pas encore connus. Selon les autorités iraniennes et l’agence de presse « Fars », l’attaque visant un quartier résidentiel d’Ispahan, au sud de la capitale Téhéran, a coûté la vie à 26 civils, parmi lesquels sept femmes et sept enfants.

À ce stade, il reste encore difficile de déterminer si l’héritage culturel arménien de la Nouvelle-Djolfa, notamment la cathédrale du Saint-Sauveur, les autres églises, les anciens bâtiments scolaires, la prélature, la bibliothèque et le Matenadaran, ont subi des dommages, bien qu’aucune information ne fasse état de dégâts sur ces sites historiques jusqu’à présent. 

Rappelons que le quartier de la Nouvelle-Djolfa à Ispahan abrite l’une des plus anciennes communautés arméniennes en dehors de l’Arménie. Elle a été fondée au début du XVIIe siècle lorsque le chah Abbas Ier a déporté de force 150 000 Arméniens de Djoulfa, au Nakhitchevan, pour les y installer.