Perquisition dans les locaux de l’alliance « Hayastan » et arrestations

Հայաստան դաշինք

En parallèle, Pachinian insiste sur la nécessité d’incarcérer Kotcharian

Le Comité anti-corruption a perquisitionné, dans la matinée du 14 mai, le bureau de Spitak de l’alliance d’opposition « Hayastan » (Arménie) ; des interpellations ont eu lieu. Le Comité n’a pas encore précisé les motifs de ces arrestations ni le nombre de personnes concernées. Le porte-parole de l’institution s’est contenté de confirmer l’information concernant la perquisition.

L’alliance, dirigée par le deuxième président de la République, Robert Kotcharian, a fermement condamné l’incident, déclarant : « Il ne s’agit pas d’une procédure légale, mais d’une énième tentative de bas étage pour entraver le fonctionnement normal de nos structures. Aucune perquisition ni arrestation ne pourra modifier notre agenda politique. » Il est à noter qu’à l’approche des élections législatives du 7 juin, il s’agit de la première procédure pénale visant la formation politique de l’ancien chef de l’État.

« Robert Kotcharian doit aller en prison »

Par ailleurs, le Premier ministre Nikol Pachinian a déclaré le 14 mai, lors de son discours prononcé dans le district d’Ajapnyak au 7e jour de la campagne électorale, que l’affaire du « 1er Mars » était élucidée à cent pour cent et dans ses moindres détails, martelant que Robert Kotcharian « devait aller en prison ».

M. Pachinian avait déjà fait état de la résolution de cette affaire lors de la précédente campagne des législatives de 2021. À ce jour, cependant, personne n’a été condamné ni reconnu coupable dans ce dossier.

À titre de rappel, le deuxième président et ses anciens subordonnés avaient été acquittés en 2021 à la suite d’un arrêt de la Cour constitutionnelle, la Haute juridiction ayant jugé inconstitutionnel le chef d’inculpation de « renversement de l’ordre constitutionnel » retenu contre M. Kotcharian. Néanmoins, la Cour de cassation a annulé cette décision et renvoyé l’affaire pour un nouveau jugement, suite à quoi Robert Kotcharian et ses anciens subordonnés sont désormais poursuivis au titre de l’article sur l’abus de pouvoir.

Bien que le délai de prescription pour ce chef d’inculpation soit dépassé, la Procureure générale a affirmé il y a quelques jours devant l’Assemblée nationale que les éléments à charge « permettent de soutenir » que, dans ce cas précis, « nous sommes en présence d’un abus de pouvoir assorti de violences, un crime qui se trouve être imprescriptible ».