Les États-Unis et l’Iran s’accordent in extremis sur un cessez-le-feu

Լիբանանի ռմբակոծում

Israël continue de frapper le Liban

Tard dans la soirée du 7 avril, à peine deux heures avant l’expiration de l’ultimatum lancé à l’Iran par le président américain Donald Trump et de sa menace d’« anéantir toute une civilisation », Washington et Téhéran ont convenu d’une trêve de deux semaines. Cet accord a été conclu grâce à la médiation du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui a annoncé que les délégations américaine et iranienne se rencontreraient vendredi à Islamabad pour poursuivre les négociations.

Le président Trump a qualifié cet accord de « victoire totale et à cent pour cent », soulignant avoir reçu de l’Iran une proposition concrète en dix points. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé que Téhéran suspendrait ses contre-attaques et garantirait la sécurité de la navigation. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a pour sa part indiqué que l’Iran avait accepté de rouvrir le détroit d’Ormuz, ce qui a entraîné une chute du cours du pétrole sous la barre des 100 dollars le baril sur le marché international.

Malgré ces développements positifs et l’annonce pakistanaise d’un cessez-le-feu global, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que, bien qu’il soutienne l’arrêt des frappes contre l’Iran, cette trêve ne devait pas s’appliquer au Liban. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a également souligné que pour garantir la sécurité des régions du nord d’Israël, la réalité sur le terrain au Liban devait impérativement changer. Ces déclarations ont été immédiatement suivies de frappes aériennes israéliennes massives sur les quartiers centraux de Beyrouth. Selon les premières informations, il s’agirait des bombardements les plus intenses depuis le début de la guerre, faisant des dizaines de morts et des centaines de blessés.

La nouvelle du cessez-le-feu a globalement reçu un écho positif de la part de la communauté internationale. Le président français Emmanuel Macron a salué l’accord, tout en exprimant son inquiétude face à la situation désespérée au Liban, appelant à ce que le pays soit également inclus dans l’entente. De son côté, le pape Léon XIV, récemment élu (et premier Américain de l’histoire à ce poste), a accueilli la trêve avec une grande satisfaction, rappelant que la fin de la guerre ne peut être obtenue que par la voie des négociations. Il avait précédemment qualifié d’« inacceptables » les menaces proférées par Donald Trump à l’encontre de la population iranienne.

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a également salué cette décision cruciale de cessation des hostilités, appréciant les efforts de médiation et soulignant le rôle irremplaçable de la diplomatie dans le maintien de la paix au Moyen-Orient. Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a lui aussi accueilli favorablement l’annonce de la trêve et a félicité le président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique.

Pour rappel, les frappes conjointes américano-israéliennes contre l’Iran avaient débuté le 28 février, en réponse auxquelles l’Iran avait frappé Israël et les pays du Golfe abritant des bases militaires américaines, tandis que le Liban se trouve entraîné dans ce conflit depuis le 2 mars.

L’Iran menace de se retirer du cessez-le-feu

Parallèlement à ces développements, l’agence de presse « Tasnim », basée à Téhéran, rapporte que des sources proches des plus hautes autorités du pays ont averti que l’Iran se retirerait du régime de cessez-le-feu si Israël continuait de frapper le Liban. D’autre part, selon une autre agence de presse iranienne, « Fars », les forces navales de la République islamique, immédiatement après les récentes frappes israéliennes au Liban, auraient déjà interrompu la circulation des pétroliers dans le détroit d’Ormuz.