Décès de Zori Balayan
Le 5 avril, jour de Pâques, le célèbre écrivain, médecin et l’un des principaux pionniers du mouvement d’Artsakh, Zori Balayan, s’est éteint à Erevan. L’annonce du décès de cette grande figure, née en 1935 à Stepanakert, a été faite par son fils, Hayk Balayan.
Médecin de profession, Zori Balayan s’était distingué dans sa jeunesse par son esprit aventurier : lors de ses années de travail au Kamtchatka, il avait parcouru des dizaines de milliers de kilomètres à bord de petites embarcations et de traîneaux à chiens, atteignant jusqu’à l’océan Arctique. Toutefois, la mission fondatrice de sa vie est rapidement devenue la défense de la Cause arménienne et de l’Artsakh. La publication de son célèbre ouvrage Le Foyer (« Ojakh ») lui a valu de devenir la cible de persécutions de la part des Azéris, face auxquelles il n’a jamais reculé.
Dès 1988, il s’est imposé comme l’une des figures centrales de la lutte de libération de l’Artsakh. Zori Balayan a porté la question du Karabakh jusqu’aux plus hautes instances dirigeantes de l’Union soviétique, allant jusqu’à entamer une grève de la faim à Moscou. Il a par ailleurs été élu député de l’URSS et de la République du Haut-Karabakh (RHK). Pendant les années les plus intenses de la guerre, il a été une présence constante sur le front, se voyant décerner le titre honorifique de « Commissaire » et coordonnant l’aide humanitaire internationale.
Dans la période d’après-guerre, dans le but d’internationaliser la question de l’Artsakh, il a accompli des tours du monde à bord des navires « Cilicie »
et « Arménie », traversant les océans en brandissant bien haut le drapeau d’État de l’Artsakh. Pour l’ensemble de son dévouement patriotique exceptionnel, il a été élevé en 2006 à la dignité suprême de la RHK, celle de
« Héros de l’Artsakh ». ■
