CHAVILLE : 111e anniversaire du génocide
M. Thierry Besançon, le nouveau maire, accompagné (à sa gauche dans la photo) par Jonathan Denuit, dépose la gerbe devant le khatchkar
C’est à l’issue de la messe dominicale du 26 avril en son église St Grégoire l’Illuminateur que Chaville a commémoré le 111e anniversaire du génocide avec la présence de Thierry Besançon, le nouveau maire élu de la ville ainsi que de nombreux élu dont Anne-Louise Mésadieu conseillère régionale et représentante de Valérie Pécresse.
Après le prêche en français du Père Gourgen Aghababyan, prêtre de la paroisse, un cortège s’est formé pour rejoindre, à 300m. plus loin, le monument arménien de la ville.
La cérémonie a alors débuté avec une prière du Père Gourgen devant le khatchkar suivie de deux chants (Kovia Yéroussaghem et Erevan-Erebouni) par la chorale de l’église, dirigée par Astrig Dedeyan. Après la déclamation de poèmes par les élèves de l’école Levon Chanth, ce fut le moment du dépôt des gerbes. Dix au total dont celles de l’Association cultuelle de l’église arménienne, de l’ASCA (Ecole), de la CBAF, de l’ambassade d’Arménie en France, de l’ANACRA (anciens combattants et résistants arméniens) suivi de celle du maire de Chaville.
Après les hymnes nationaux, c’est le moment des prises de parole.
Tout d’abord Silva Ketendjian, présidente de l’Association cultuelle de l’église arménienne de Chaville a déclamé avec sensibilité la célèbre poésie « Argaïdz djrak-e » de Daniel Varoujan, suivie de son allocution où elle a insisté sur l’importance de se souvenir et de ne pas oublier ce crime contre l’humanité. Après avoir remercié la France pour avoir accueilli les rescapés, elle a rappelé que la mémoire du génocide appartient également au présent. Et d’évoquer l’exil forcé des 100.000 Arméniens d’Artsakh, suivi de la destruction du patrimoine culturel arménien millénaire dans l’indifférence générale et celle de l’UNESCO, sans oublier les otages arméniens détenus dans les prisons de Bakou.
La parole est ensuite donnée à Lilith Antonyan qui, au nom de M. l’Ambassadeur d’Arménie en France, Arman Khachatryan, a remercié la France d’avoir reconnu en 2001 le génocide des Arméniens, « un acte fort », tout en appelant à la vigilance car le danger demeure présent. Elle a ensuite exprimé son souhait à développer, par tous les moyens, le maintien de la paix dans la région.
L’intervenant suivant fut Léon Hovnanian, président de l’ANACRA. Après avoir rappelé la création en 1917 de cette association d’anciens combattants, une des plus anciennes de France, il a évoqué le problème de la relève afin de perpétuer la mémoire qui doit se transmettre de génération en génération, tout comme l’avait fait Mélinée Manouchian que l’orateur avait bien connue et accompagnée.
Ce fut enfin au tour de Thierry Besançon, le nouveau maire élu de Chaville, de s’exprimer. Celui-ci a d’abord remercié le père Gourgen et les autres organisateurs de cette commémoration. Puis, il a exhorté de refuser tout oubli de cette page noire de l’histoire de l’humanité. « A travers vous tous, j’entrevoie une communauté debout qui n’hésite pas à nommer les faits et à briser le silence afin de raviver la mémoire. Une mémoire qui restera également partie intégrante de l’histoire de Chaville » a t-il déclaré.
Après un arrêt à l’arbre planté en 2015 par la Croix Bleue section Ter Davtyan, les présents se sont rendus à la Salle « Sarkis Balabanian » où un apéritif et un riche buffet, préparé par le groupe des Dames de l’église, les attendaient.
H.H.
