L’alliance « Hayastan » donne le coup d’envoi de sa campagne électorale depuis Etchmiadzine

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C’est depuis Etchmiadzine qu’a été lancée, le 8 mai, la campagne électorale de l’alliance « Hayastan » (Arménie), lors d’un rassemblement au cours duquel a été présenté le programme de la coalition électorale.

Ouvrant l’événement, Sevak Nazarian, membre de la FRA-Dachnaktsoutioun, a déclaré que l’alliance était « venue pour mener le combat à son terme et tourner définitivement cette page honteuse de l’histoire arménienne ».

Les principales figures de la coalition se sont ensuite succédé à la tribune.

Ichkhan Saghatelian, représentant du Conseil suprême de la FRA en Arménie, a souligné la portée symbolique de ce lancement à Etchmiadzine : « Aujourd’hui, notre identité est en danger, et son gardien, l’Église apostolique arménienne, est prise pour cible. La souveraineté de l’Arménie a été cédée à des puissances étrangères qui, de concert avec le régime en place, luttent contre notre identité. »

Le dirigeant du parti « Aradj », Sevak Khatchatrian, a rappelé les 10 000 voix obtenues lors des élections de Vagharchapat, y voyant l’expression d’une exigence populaire : celle de se débarrasser du pouvoir actuel et de restaurer un véritable climat d’amour et de fraternité dans le pays.

La députée Christine Vardanian est revenue sur la signification symbolique du 8 mai : « Il y a exactement huit ans, on nous promettait le paradis, mais nous avons été conduits aux portes de l’enfer, avec à la clé une inflation galopante et une dette publique doublée. »

Sa consœur, la députée Anna Grigorian, a pour sa part insisté : « Ensemble, nous fermerons la page de la guerre et des humiliations de l’ère Pachinian, et nous chasserons ces autorités fantoches à la solde d’Aliev. »

Le discours de clôture de Robert Kotcharian

Le rassemblement s’est achevé sur l’intervention du leader de l’alliance et deuxième président de l’Arménie, Robert Kotcharian. Il a fait remarquer que l’histoire du pays n’avait jamais connu d’élections où l’enjeu central était la préservation de l’identité, de l’Église et des valeurs nationales.

« Aujourd’hui, le principal argument de campagne du pouvoir est la guerre, car ils n’ont rien d’autre à dire », a fustigé M. Kotcharian, avant d’exposer son propre modèle de sécurité : une armée moderne et opérationnelle, un leadership fort et un allié puissant.

« On nous menace d’une guerre, mais il y a une vérité très simple : la guerre éclate lorsque l’agresseur est convaincu de sa victoire. Nous aspirons à la paix, mais elle doit être garantie. Une situation où tout dépend du bon vouloir d’un seul homme ne peut être qualifiée de paix : c’est une humiliation, et nous ne le permettrons pas », a-t-il affirmé.

L’événement s’est clôturé par une marche en direction du Saint-Siège d’Etchmiadzine.