Déclaration du Bureau européen de la Cause arménienne (FRA) concernant le sommet UE-Arménie
Dans une déclaration en date du 6 mai, le Bureau européen de la Cause arménienne (FRA) salue la tenue à Erevan du tout premier sommet UE-Arménie, ainsi que la présence des dirigeants européens (António Costa et Ursula von der Leyen). Il souligne toutefois que ces avancées diplomatiques doivent désormais se traduire par des actes concrets destinés à protéger la souveraineté de l’Arménie et les droits de son peuple.
Les points clés de la déclaration sont les suivants :
- L’Accord de partenariat global et renforcé (CEPA), fondement des relations entre l’UE et l’Arménie, exige des réformes judiciaires rigoureuses, une équité électorale, la protection des droits de l’opposition et l’indépendance des médias. Ces conditions sont indispensables pour que l’avenir de l’Arménie soit décidé uniquement par ses propres citoyens, à l’abri de toute ingérence extérieure.
- Les projets relatifs à l’énergie, à la connectivité et aux infrastructures numériques prévus par la déclaration commune ne sauraient garantir la sécurité immédiate de l’Arménie s’ils ne s’accompagnent pas d’une prise de position ferme face à l’agressivité régionale.
- Le Bureau exprime sa profonde déception face à l’occultation totale de la question de l’Artsakh lors des discussions officielles. Le sommet a gardé le silence, faisant fi de la résolution du Parlement européen du 30 avril, qui exigeait explicitement de :
- Condamner le nettoyage ethnique des Arméniens d’Artsakh.
- Libérer immédiatement les otages et prisonniers de guerre arméniens détenus à Bakou.
- Protéger le patrimoine culturel et religieux arménien actuellement détruit par l’Azerbaïdjan.
- L’Union européenne se doit d’agir conformément à ses propres principes démocratiques et de tenir l’Azerbaïdjan responsable de ses crimes. Les projets économiques stratégiques ne peuvent se réaliser au détriment de la justice due aux 150 000 Arméniens chassés de leurs foyers ancestraux.
