Le patriarche Kirill visé par le nouveau train de sanctions européennes
La Commission européenne a inclus le chef de l’Église orthodoxe russe, le patriarche Kirill, dans le projet de son 21e train de sanctions contre la Russie. La liste noire comprend également la figure politique Vladimir Medinski, ainsi que des dirigeants de grandes institutions étatiques et d’entreprises commerciales.
Le document justifie l’inscription du patriarche Kirill par son soutien actif aux opérations de l’armée russe en Ukraine. De son côté, Vladimir Medinski est considéré comme l’un des visages clés de la propagande d’État.
Cette nouvelle liste englobe une grande variété de profils : présidents de fédérations sportives, hommes d’affaires, présentateurs de télévision, hauts gradés de l’armée… Sur le plan des personnes morales, la Bourse de Moscou, la société d’investissement Sistema, la banque Rosselkhozbank et la banque DOM.RF sont également ciblées.
Ce 21e paquet de sanctions a été mis en circulation par l’UE le 10 juin. Le projet a été présenté à Bruxelles par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Ces mesures interdiront notamment l’accès au territoire de l’UE à tous les participants à l’invasion de l’Ukraine, tandis que 31 banques opérant en Russie seront sanctionnées. La Commission propose par ailleurs d’interdire l’exportation vers la Russie de plusieurs catégories de biens, dont les pièces détachées automobiles.
