Premier contact depuis les élections législatives de juin
Poutine exige à nouveau un référendum pour choisir entre l’Union européenne et l’UEEA
Pachinian demande, de son côté, que des mesures soient prises concernant les entraves à l’exportation des produits arméniens vers le marché russe
Pour la première fois depuis les élections législatives de juin, le Premier ministre Nikol Pachinian s’est entretenu par téléphone avec le président russe Vladimir Poutine. Selon le communiqué d’Erevan, les
deux parties ont échangé leurs points de vue sur l’agenda des relations arméno-russes et, plus particulièrement, sur les difficultés survenues au niveau des liens économiques bilatéraux. Soulignant que les restrictions appliquées à l’exportation des produits d’origine arménienne vers le marché russe sont en contradiction avec le cadre juridique et contractuel arméno-russe ainsi qu’avec les réglementations de l’Union économique eurasiatique (UEEA), M. Pachinian a demandé que des mesures soient prises afin de résoudre ces problèmes.
De son côté, le Kremlin a rapporté que lors de cet entretien, qui s’est tenu à l’initiative de Nikol Pachinian, Vladimir Poutine a réaffirmé la déclaration conjointe adoptée le 29 mai à Astana par les dirigeants de trois pays membres de l’UEEA, laquelle porte sur les démarches de l’Arménie en vue d’adhérer à l’Union européenne. Le président russe a notamment insisté sur la nécessité d’organiser au plus vite un référendum national en Arménie afin de clarifier si le pays souhaite rejoindre l’Union européenne ou rester au sein de l’UEEA. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a également réitéré cette idée, ajoutant que le référendum devait indiquer clairement la direction que l’Arménie souhaite prendre.
En réponse à cette exigence de la partie russe, M. Pachinian a fait remarquer que l’organisation d’un référendum ne deviendra matériellement possible que lorsque l’Arménie déposera formellement sa candidature à l’Union européenne, donnant ainsi corps au sujet. Le chef du gouvernement arménien a dans le même temps souligné la volonté d’Erevan de résoudre ces questions par le biais d’un dialogue ouvert, partenarial et amical.
À titre d’observation supplémentaire, il convient de noter qu’à ce jour, Moscou n’a toujours pas officiellement félicité Nikol Pachinian ni le parti au pouvoir pour leur victoire aux élections de juin. ■
