Le PIB de l’Arménie pourrait chuter de 2 % en raison des restrictions russes sur les exportations
Le gouverneur de la Banque centrale, Martin Galstian, a lancé un avertissement : si l’Arménie ne trouve pas de nouveaux marchés pour les produits visés par les récentes restrictions russes, son économie pourrait se contracter jusqu’à 2 %.
Parmi les risques majeurs, il a souligné une forte pression sur la monnaie nationale (le dram) et un choc déflationniste (pouvant atteindre 0,6 %) causé par une offre excédentaire sur le marché intérieur (légumes, alcool, fleurs). Des perturbations touchent également les importations en provenance de Russie.
Pour faire face à cette crise, le gouvernement et la Banque centrale préparent des mesures de soutien. Pour rappel, Moscou a imposé ces interdictions juste avant les élections législatives arméniennes du 7 juin. En réponse à ce que l’UE qualifie de « coercition économique », Bruxelles a annoncé une aide financière d’urgence de 50 millions d’euros et s’engage à ouvrir de nouveaux marchés aux produits arméniens.
