Adoption de la loi restreignant le droit de vote des citoyens arméniens résidant à l’étranger

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Le 3 juillet, l’Assemblée nationale a définitivement adopté, en deuxième lecture, la loi limitant le droit de vote des citoyens de la République d’Arménie établis à l’étranger. En vertu de cette nouvelle législation, les ressortissants arméniens qui n’auront pas résidé dans la mère patrie pendant au moins la moitié des deux années (soit un an) précédant la publication des listes électorales seront privés de leur droit de vote. Des dérogations sont prévues exclusivement pour les personnes en mission officielle et les étudiants en cursus à l’étranger.

Seuls les députés de la faction « Contrat civil » ainsi que Guegham Nazarian, transfuge de l’alliance « Arménie », ont voté en faveur de ce texte.

De son côté, la faction d’opposition « Arménie » compte saisir la Cour constitutionnelle afin de contester la validité de cette loi.

Plusieurs organisations non gouvernementales ont vivement critiqué cette réforme, dénonçant des amendements anticonstitutionnels. Elles fustigent une restriction illégale et disproportionnée du droit de vote, qui, selon elles, met en péril les principes démocratiques et bafoue les droits politiques des citoyens.