Le Premier ministre Nikol Pachinian a assisté à la cérémonie officielle d’adieu d’Ali Khamenei à Téhéran
Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, s’est rendu en Iran le matin du 3 juillet pour une visite de travail, afin de saluer la mémoire de l’ancien Guide suprême, Ali Khamenei, qui a dirigé le pays pendant plus de trois décennies. Il convient de souligner que M. Pachinian n’a assisté qu’à la cérémonie officielle d’adieu — qui s’étend sur plusieurs jours — et non aux funérailles proprement dites, prévues le 9 juillet, date à laquelle la dépouille sera inhumée au mausolée de l’Imam Reza à Machhad.
Notons que les présidents géorgien et azerbaïdjanais, Mikheïl Kavelashvili et Ilham Aliyev, sont également arrivés à Téhéran pour rendre ce même hommage.
Le Premier ministre Pachinian a regagné l’Arménie le jour même.
À travers des commémorations entamées le 3 juillet à Téhéran et appelées à durer plusieurs jours, l’Iran fait ses adieux au dirigeant défunt, tué il y a plus de quatre mois — dès le premier jour de la guerre américano-israélienne contre l’Iran — aux côtés de quatre membres de sa famille et de plusieurs de ses partisans.
Les cercueils de l’ancien Guide suprême et de ses proches (sa fille, sa petite-fille de 14 mois, sa belle-fille et son gendre) ont été transférés vers le complexe religieux du Grand Mosalla, principal lieu de prière situé dans l’est de la capitale. C’est là que se sont tenues les cérémonies d’adieu et la prière de Janazah. Le président iranien Masoud Pezeshkian et le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf ont également pris part à ce deuil.
Mojtaba Khameneï demeure invisible
Lors de la cérémonie, les trois fils de Khamenei — Mostafa, Meysam et Masoud — se tenaient auprès du cercueil de leur père. En revanche, l’absence de l’autre fils, Mojtaba Khamenei, qui a repris le flambeau de Guide suprême, n’est pas passée inaperçue. Selon l’agence de presse Reuters, Mojtaba aurait été blessé lors de la même frappe qui a coûté la vie à son père et n’est toujours pas apparu en public.
D’après les projections de l’agence officielle iranienne IRNA, le nombre de participants à ces funérailles et à ce deuil national pourrait atteindre les 35 millions de personnes. Reuters précise qu’en l’espace d’une seule nuit, des milliers d’Iraniens ont afflué vers le complexe Mosalla, tandis que le métro de Téhéran enregistrait près de 7 millions de trajets sur cette période.
