L’Azerbaïdjan légalise l’examen psychiatrique forcé

Ալիեւ

Une nouvelle arme contre les opposants

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a ratifié une série d’amendements législatifs permettant aux autorités de soumettre des individus à des examens psychiatriques sans leur consentement. Les critiques et les défenseurs des droits humains tirent d’ores et déjà la sonnette d’alarme, avertissant qu’une telle loi pourrait offrir au pouvoir d’immenses possibilités pour soumettre les opposants au gouvernement à un « traitement hospitalier forcé » et ainsi les réduire au silence.

Ces amendements, officiellement approuvés par Aliev le 30 juillet, ont été intégrés à la loi du pays sur les soins psychiatriques.

Selon les nouvelles dispositions, les procureurs pourront désormais envoyer de force les personnes faisant l’objet de procédures administratives à un examen ou des soins psychiatriques s’ils estiment que tout retard dans cette démarche « représente une menace pour la vie et la santé de la personne concernée ou d’autrui ».