Trump « se prépare à recevoir Pachinian et Aliev dans les semaines à venir »

5000-704

Le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan, a effectué une visite de travail à Moscou du 15 au 17 juin. Selon le communiqué publié par le ministère russe des Affaires étrangères, les deux parties ont discuté de la situation tendue au Moyen-Orient et des perspectives de coopération dans le Caucase du Sud. Moscou a notamment réaffirmé l’importance du format de discussions « 3+3 » : Arménie-Géorgie-Azerbaïdjan-Russie-Turquie-Iran.

Hikmet Hadjiev, le conseiller d’Ilham Aliev, s’était rendu en Arménie une semaine après les élections législatives, le jour même où la Commission électorale centrale annonçait les résultats définitifs du scrutin. Ce geste est sans aucun doute symbolique et témoigne de l’engagement persistant de l’Azerbaïdjan en faveur de la paix et du dialogue, du moins sur le plan des déclarations publiques.

La visite du conseiller présidentiel azerbaïdjanais en Arménie a précédé les négociations russo-turques. On peut supposer que la démarche de Bakou a été coordonnée avec Ankara. Certes, après la guerre des Quarante-Quatre Jours, la Turquie avait proposé une coopération selon le format « 3+3 » dans le Caucase du Sud, mais les événements ultérieurs ont fait qu’Ankara, d’une certaine manière, « n’a plus besoin de l’aval de Moscou » pour assurer sa présence dans la région.

Elkhan Chahinoglu, directeur du centre d’analyse azerbaïdjanais « Atlas », a exprimé une opinion très intéressante concernant la visite d’Hikmet Hadjiev en Arménie et ses négociations avec le secrétaire du Conseil de sécurité, Armen Grigorian. Selon lui, l’organisation d’un référendum constitutionnel en Arménie étant « difficile », il était nécessaire que les parties « discutent des modalités de signature d’un traité de paix ». Chahinoglu considère que le président américain est « fermement » favorable à l’instauration de la paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan et qu’il s’apprêterait à recevoir les dirigeants des deux pays à Washington dans les semaines à venir. 

La fiabilité de ces informations avancées par l’expert azerbaïdjanais devrait se confirmer prochainement. Il est important que l’Azerbaïdjan comprenne la nécessité de discuter des modalités de signature d’un traité de paix avec l’Arménie. Hakan Fidan a vraisemblablement informé Sergueï Lavrov, de manière diplomatique, que le format de coopération « 3+3 » dans le Caucase du Sud n’est plus pertinent.