Le retour historique de System of a Down à Paris
80 000 spectateurs ont dansé la ronde sur des airs traditionnels arméniens
Après neuf années d’absence, l’illustre groupe de rock arméno-américain System of a Down a opéré un retour triomphal en France, en enflammant la scène du célèbre Stade de France à Paris, les jeudi 2 et samedi 4 juillet. Chaque concert a réuni la bagatelle de 80 000 spectateurs, les billets pour ces deux soirées ayant affiché complet depuis bien longtemps. Ces performances s’inscrivaient dans le cadre de la tournée européenne de la formation, marquant le 25e anniversaire de la sortie de son album culte, Toxicity.
Le quatuor, composé de Serj Tankian, Daron Malakian, Shavo Odadjian et John Dolmayan, a littéralement fait trembler l’arène en livrant ses hymnes les plus populaires à une foule incandescente.
Mais le moment le plus intense et émouvant de ces soirées restera sans doute l’interprétation, sous la houlette de Daron Malakian, d’extraits des chants traditionnels arméniens Hey Jan, Ghapama et Aman Telo. À cet instant, des dizaines de milliers de spectateurs, d’origine arménienne ou non, se sont mis à former de gigantesques rondes (chourtchbar) à travers le stade. Ce concert de metal au cœur de l’Europe s’est ainsi mué en une spectaculaire célébration de l’héritage culturel arménien.
Bref aperçu de System of a Down
System of a Down (souvent abrégé en SOAD) est un groupe de metal alternatif et de hard rock de renommée internationale, fondé en 1994 à Glendale (États-Unis). La formation occupe une place singulière dans l’histoire de la musique mondiale, dans la mesure où l’intégralité de ses membres est d’origine arménienne :
- Serj Tankian – chanteur principal et claviériste
- Daron Malakian – guitariste et second chanteur
- Shavo Odadjian – bassiste
- John Dolmayan – batteur
Avec plus de 40 millions d’albums vendus à travers la planète, le groupe a été couronné par un prestigieux Grammy Award. Leur style musical se démarque par une fusion très personnelle entre la brutalité du hard rock et la richesse des mélodies traditionnelles orientales et arméniennes.
Au-delà de leurs prouesses scéniques, les musiciens sont de fervents défenseurs des droits humains. Depuis des décennies, ils utilisent leur rayonnement international pour militer en faveur de la reconnaissance du génocide des Arméniens, défendre la cause de l’Artsakh et plaider pour les droits inaliénables du peuple arménien.
