Nouvelle destruction d’une église dans Stepanakert occupé
Selon plusieurs sources concordantes et une photographie placée sur un compte Instagram, l’église saint Jacques de Nisibe (Մծբնայ սուրբ Յակոբ) a été entièrement rasée par les autorités d’occupation probablement, le 10 ou 11 avril.
La première pierre du sanctuaire avait été posée en septembre 2005 et il avait été consacré le 6 mai 2007. Sa construction avait été financée par M. Nerces Yérémian, originaire des États-Unis, en souvenir de son fils Hagop, décédé précocement.


Une preuve de plus que l’Azerbaïdjan maintient sa ligne idéologique d’éradication de la présence arménienne dans la région qu’il occupe totalement depuis le mois de septembre 2023. Visiblement, malgré un discours prétendument axé sur la paix avec l’Arménie, ce pays poursuit sa politique de destruction du patrimoine arménien. Après les églises de la sainte mère de Dieu de Mekhakavan, saint Jean-Baptiste (Ganatch jam) de Chouchi, saint Serge de Mokhrenes, des saints Martyrs d’Aghavno et de la sainte Ascension de Bertzor, l’église saint Jacques est tombe sous les coups de barbares. On ne peut qu’être inquiet pour la quinzaine d’églises construites par les Arméniens depuis 1988, date de la restauration du diocèse d’Artsakh par le Catholicos Vazken 1er, jusqu’en 2020.



Tous les autres sanctuaires, en particulier ceux de la période médiévale, font depuis l’occupation de la région par les Azéris l’objet de falsifications et de captage d’héritage en leur attribuant une origine « albanienne », y compris en des lieux où l’on n’a jamais vu le moindre « albanien ».
Le sort de la cathédrale de la Protection de la sainte Mère de Dieu de Stepanakert est incertain. Il est peu probable qu’elle soit transformé en mosquée du fait de sa forte « valeur symbolique ». En effet, comment conserver au cœur de la nouvelle « Khandkendi » [Stepanakert], même transformée en mosquée, une trace aussi parlante du passé arménien de la ville ? Au mieux, sera-t-elle transformée en un «musée » exposant les preuves de la « barbarie des Arméniens », par exemple à Khodjaly. Mais il est plus probable qu’elle soit rasée comme le bâtiment du parlement.
La symbolique de ces deux lieux est trop forte pour que le khan de Bakou ne supporte leur vue.
Si les circonstances le permettaient, paraphrasant le grand Molière, nous pourrions dire : Cachez ces saints que nous ne saurions voir …
Vga
