« Nous n’envisageons aucun divorce »

Միրզոյեան

Ararat Mirzoyan répond aux déclarations de Poutine

« Nous ne nous préparons à divorcer d’aucun de nos partenaires », a affirmé le ministre arménien des Affaires étrangères, Ararat Mirzoyan, en réaction aux propos du président russe Vladimir Poutine, selon lesquels il serait judicieux pour l’Arménie de trancher rapidement entre l’Union européenne (UE) et l’Union économique eurasiatique (UEE).

Le 9 mai, le maître du Kremlin avait estimé que les aspirations européennes d’Erevan exigeaient un « examen attentif ». « À mon sens, il serait opportun, tant vis-à-vis de la population et des citoyens arméniens que de nous-mêmes, en tant que principal partenaire économique, de clarifier la situation au plus vite, par exemple par le biais d’un référendum. Cela ne nous regarde pas, mais il serait fondamentalement logique de consulter les citoyens arméniens sur leur choix. En fonction des résultats, nous en tirerions les conclusions qui s’imposent et procéderions à un divorce en douceur, courtois et mutuellement bénéfique », avait déclaré M. Poutine.

« L’histoire montre que la politique et la diplomatie ne connaissent pas ce genre de divorce. De notre côté, nous n’avons nullement l’intention de créer un conflit… ou, pour être plus précis, d’introduire des tensions dans les relations arméno-russes. Nous sommes des partenaires unis par de multiples liens et nous sommes disposés à échanger dans un climat sain pour développer ces relations de manière mutuellement avantageuse. Des problèmes existent, bien sûr, comme dans n’importe quelle relation au monde, et il en a toujours été ainsi. Il faut y trouver des solutions grâce à des discussions constructives », a souligné M. Mirzoyan lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue lituanien.

Le chef de la diplomatie arménienne a par ailleurs insisté sur le fait que « toutes les parties doivent faire preuve d’un profond respect envers le droit souverain de l’autre à prendre ses propres décisions sur telle ou telle question ».

« Nous comprenons très bien que ce n’est pas à la Russie de nous dicter que l’adhésion à l’UEE et celle à l’UE sont incompatibles. Il nous est impossible de rester au sein de l’UEE tout en devenant membre de l’UE. Nous allons poursuivre notre rapprochement avec l’Union européenne. Le moment venu, lorsqu’il faudra décider d’appartenir à la famille des nations de tel ou tel bloc, nous prendrons la décision nécessaire », a-t-il conclu.