Suite à la déclaration signée hier soir par le Premier ministre et dix évêques, nous jugeons nécessaire de souligner les points suivants :

a. Les actions entreprises par le chef du gouvernement arménien, sous prétexte de réguler la vie interne de l’Église et d’y apporter des réformes, constituent une violation directe de la Constitution de la République d’Arménie. Elles enfreignent les droits de l’Église, tels qu’ils sont garantis tant par le droit international que par la législation arménienne.

b. L’implication d’évêques dans de tels processus anti-ecclésiaux, ainsi que les pressions exercées sur le corps sacerdotal, sont fermement condamnables. Les débats relatifs à la vie de l’Église doivent se tenir exclusivement au sein des instances ecclésiastiques compétentes, conformément aux règlements canoniques. Il est troublant de constater que les dix évêques susmentionnés n’ont, à ce jour, donné aucune suite aux appels et invitations du Saint-Siège, et continuent de se soustraire à toute rencontre ou discussion avec le Catholicos de Tous les Arméniens et le Conseil Suprême Spirituel concernant les questions qui les préoccupent.

c. Il convient de souligner avec force que les questions canoniques et les réformes de l’Église ne relèvent en aucun cas de la compétence d’un conseil autoproclamé, mais sont du ressort exclusif de la Hiérarchie de la Sainte Église Apostolique Arménienne et de ses instances suprêmes.

d. De telles démarches imprudentes risquent de conduire à un schisme, avec toutes les conséquences douloureuses qui en découleraient.