Dans un message publié sur X, le directeur adjoint du Figaro Magazine, Jean-Christophe Buisson, a interrogé la cohérence des réactions politiques face à différents événements internationaux.
Le journaliste dit s’étonner que certains responsables, très bruyants sur une affaire liée au Venezuela, aient selon lui moins réagi quand l’Azerbaïdjan a arrêté en 2023 des responsables arméniens du Haut-Karabakh.
« A-t-on entendu tous ces gens effarés par l’enlèvement au Venezuela de Nicolás Maduro, notamment à LFI, hurler de la même façon quand l’Azerbaïdjan a capturé les dirigeants arméniens de l’Artsakh en 2023? Se sont-ils mobilisés depuis 2 ans contre leur emprisonnement à Bakou? », a-t-il écrit.
Le dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro est arrivé le 4 janvier aux États-Unis, après avoir été capturé au sein même de sa résidence au cours d’une opération américaine spectaculaire. Immédiatement transféré sur le sol américain, il a été conduit au centre de détention métropolitain de New York, où il attend désormais d’être jugé pour « narcoterrorisme », selon l’acte d’accusation officiel.
Notons que la gauche française, et tout particulièrement La France insoumise (LFI), a virulemment condamné cet enlèvement et exigé de Washington la libération immédiate de Maduro. À l’inverse, le président Macron a déclaré« prendre acte », samedi 3 janvier, de la fin de la « dictature Maduro », dont le « peuple vénézuélien » ne peut, selon lui, que se « réjouir ». Une position critiquée, en particulier – mais pas uniquement – à gauche.
« Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro et ne peut que s’en réjouir. En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales, Nicolas Maduro a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple », a écrit le chef de l’État sur X, sans évoquer dans son message l’opération américaine qui a abouti à la capture du président vénézuélien. ■
