Cathédrale Saint-Jean-Baptiste – Paris, le 29 décembre 2025

Chers fidèles et amis,
En ces joyeux jours de fêtes, le départ de notre cher Armand Yédikardachian emplit nos cœurs de peine.
Tous ses proches sont dans l’affliction : Martine, son épouse, ses enfants ainsi que ses petits-enfants et tous ses parents.
L’UMAF, cette grande famille du monde médical et de la santé, tous ses amis, sont également dans la douleur. Leur peine est grande car ils sont désormais privés de sa présence, de sa belle et paisible personnalité.
J’ai eu la chance de faire la connaissance d’Armand il y a plus de 50 ans de cela, lorsqu’il dirigeait avec son grand ami Haïgo Essabalian une pharmacie située rue de l’Ouest dans le 14e arrondissement de Paris. Malheureusement, Haïgo devait connaître une mort aussi soudaine qu’inattendue. C’est donc sur les épaules d’Armand qu’allait peser la responsabilité de la direction de la pharmacie.
Nous vivions alors de belles années. La vie de la communauté arménienne parisienne exhalait alors de nouveaux parfums. Ensemble, avec Haïgo, avec Kabadayan, Archag et tous les autres membres fondateurs du « Yan’s Club », il réalisait le rêve d’offrir à la communauté un petit havre familial et chaleureux.
À la suite de la fondation du « Yan’s Club », les conférences, les dîners, les expositions et manifestations culturelles de toutes sortes allaient se succéder, apportant ainsi un nouveau souffle à la vie communautaire parisienne.
Armand était littéralement émerveillé par la culture arménienne. C’était un homme au cœur noble.
Avec Martine, son épouse, il aimait visiter les musées, ne manquant aucune exposition de peinture. Ils appréciaient aller au théâtre et assister à des concerts. Armand attachait en particulier une grande attention aux arts et à la musique arménienne. Il était également nourri par le chant religieux arménien.
Il aimait servir son Église. Autour des années 2010, il avait été membre du conseil d’administration de la paroisse de Paris.
Il aimait aussi parler l’arménien et en tirait une grande joie.
Alors qu’il avait deux ans, sa famille s’était installée à Alfortville. Il avait à cette occasion eu la chance de suivre les cours de langue arménienne dispensés par la mère du docteur Serge Simonian.
Toute la presse arménienne était présente chez lui : « Haratch », les « Nouvelles d’Arménie », « France-Arménie », « Nor Haratch ». Il lisait tous ces titres car il était enraciné dans cette réalité arménienne qu’il vivait intensément.
Il n’aurait manqué à aucun prix chacun des congrès internationaux de l’AMIC (Armenian Medical International Committee). C’est ainsi qu’il a participé au dernier de ces congrès à Madrid, en juillet dernier, et il en avait été très heureux. Il y fut honoré en même temps que l’un de ses confrères comme l’un des « aînés » de cette organisation. Il découvrit également de nombreux pays qu’il visita à l’occasion des congrès de l’UMAF. Il vivait aussi chacun de ses séjours en Arménie comme de véritables pèlerinages.
Une des particularités d’Armand était également son amour paternel qu’il exprimait très naturellement par un large sourire adressé à ses enfants : Jérôme et Olivia, Justine, Nicolas et Solène, et à ses petits-enfants : Paul, Christophe, Baptiste et Anne. Il était particulièrement fier de la réussite de ses enfants et petits-enfants et ne s’était épargné aucun effort pour les encourager et les soutenir. Il a été un époux très attentionné auprès de Martine. Ensemble, ils ont construit une vie familiale heureuse et harmonieuse.
Nous sommes aujourd’hui réunis pour les obsèques d’Armand Yédikardachian, un membre aimé et apprécié de notre communauté.
Les merveilleux chants et les prières de notre Église l’accompagnent.
Dans nos prières, nous avons demandé au Christ, au « Fils Unique de Dieu », de recevoir Armand dans la « Demeure des justes » et de lui accorder le repos de son âme dans l’espérance lumineuse de la Résurrection.
Nous avons demandé à notre Seigneur qui est aimant et compatissant qu’il accueille la belle âme de notre défunt dans son royaume où se réjouissent les anges. Ainsi, avec eux, il sera digne de glorifier la Très Sainte Trinité.
En ces tristes circonstances, j’adresse mes condoléances à Madame Martine Yédikardachian, son épouse, à ses enfants et petits-enfants, ainsi qu’à André Yédikardachian, son frère aîné, à tous ses proches parents et à ses amis de l’UMAF, à tous ceux qui aujourd’hui sont dans le deuil et l’affliction.
